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Fiche d'Histoire

 
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Clarah


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MessagePosté le: Ven 10 Déc - 21:13 (2010)    Sujet du message: Fiche d'Histoire Répondre en citant

Fiche de révision : Le XVIIIème siècle en France 
I-          Les cadres du quotidien A.   Vivre et mourir 
1)  Une vie orchestrée par l’Eglise
-  les sources principales sont les registres paroissiaux
-  le baptême est effectué le plus tôt possible, il donne au nouveau né un parrain et une marraine chargés de son éducation religieuse
-  les mariages consistent en des associations de biens, leur consommation est étroitement contrôlée et il existe des mesures spéciales pour le rompre
-  l’extrême onction est le dernier sacrement avant la mort, elle accorde le pardon
-  la postérité : les enfants sont conçus très tôt, rarement hors mariage, l’accouchement peut être mortel car il n’est pas médicalisé
2)  La croissance démographique et le recul de la mort
-  l’impôt est payé par chaque village et la somme est répartie en fonction de la richesse des familles
-  en 1700 on compte environ 20 mille habitants et en 1788, 28 mille habitants
-  le nombre de sépultures diminue à partir de 1750 et on observe la réduction du nombre de pics de mortalité, liée à des guerres plus courtes et moins nombreuses, une diminution des épidémies… La dernière épidémie de peste touche la France en 1720
-  la mobilité est très rare au XVIIIème siècle, mais on a un réel accroissement naturel à partir de 1770 : la natalité a tendance a diminuer mais la mortalité baisse plus vite
-  la réduction des famines a participé à augmenter l’espérance de vie ainsi que les progrès de la médecine, notamment pendant les accouchements, ce qui réduit la mortalité infantile (on apprend à donner aux enfants une nourriture plus adaptée) mais au XVIIIème, la moitié des nouveaux-nés atteignent l’âge de 20 ans
-  augmentation de l’hygiène, distribution de médicaments par le pouvoir pour contenir les épidémies, fondation en 1776 de la Société Royale de Médecine mais enseignement assez sclérosé peu ouvert aux connaissances nouvelles (les institutions royales sont parfois plus ouvertes) et augmentation du nombre de médecins
3)  Les familles
-  évolution des systèmes familiaux : recul de l’âge du mariage vers 26 ans, car on se marie à la mort de ses parents pour prendre leur succession et les pères vivent alors plus longtemps
-  forte endogamie : rivalité avec le village voisin (les « horsains »). Se marier avec des étrangers est un interdit social
-  familles patriarcales (morale religieuse traditionnelle), les hommes s’occupent de l’extérieur et les femmes de l’intérieur, le travail des enfants est normal
-  on prend distance face à la mort : c’est une autre forme d’existence, un sommeil éternel, et non un châtiment
B.   Le poids des campagnes
1)    Les sociabilités rurales
-  85% des français sont ruraux, mais tous les ruraux ne sont pas des paysans
-  sociabilité : manière de tisser des liens entre personnes engagées dans un même type d’activité, et vivant dans le même espace
-  la paroisse est une unité religieuse, économique, politique et culturelle (organisation de l’exploitation des champs, porte-paroles, répartition de l’impôt, la taille)
-  société immobile : on vit toute son existence dans le même village, donc familiarité et cohésion au sein du village, mépris commun des gens venant de la ville, qui sont souvent les collecteurs ou les bourgeois, donc sentiment d’appartenance à la communauté paroissiale
-  les gros travaux des champs sont effectués en commun (fenaison, vendanges, moisson), et il y a des contraintes collectives comme l’assolement triennal
-  beaucoup de fêtes et de jours chômés, vieux cultes agraires du christianisme
2)    Les paysages agricoles
-  le mas est la ferme et la maison où on cultive des herbes et de nouvelles plantes (pomme de terre)
-  saltus : espace sauvage, non cultivé, prairie naturelle, marécages… qui fourni champignons etc.
3)    Une agriculture peu productive
-  en 1788, un paysan nourrit 4 personnes en France (contre 20 today), rendements très médiocres
-  on laboure avec un araire au soc en bois (le métal est trop cher) ou force des bras pour les plus pauvres
-  outillage limité : fléau,  qui demande bcp de main d’œuvre
-  techniques de culture sommaire : jachère, progrès bloqués par le cercle vicieux de l’agriculture (peu de bétail, donc peu d’engrais naturel, donc peu rendement, on a besoin de bcp de surface pour les céréales donc peu de bétail)
-  quelques progrès mais pas de révolution agricole : cultures nouvelles (maïs et patate), plantes fourragères pour augmenter le bétail, progrès de l’agronomie, regain d’intérêt pour la nature (encyclopédie), essor de la physiocratie (Turgot), mais progrès limités par rapport à la GB, pas d’investissement
C.    Le monde des villes
1)    Un lent essor
-  20% de la population en 1789 (1 français /5)
-  accroissement naturel et arrivée des ruraux
-  Paris est un port et une place marchande à la fois reliée aux campagnes alentours
2)    L’espace urbain
-  Louis XIV a construit Versailles par peur de Paris sous la fronde
-  beaucoup d’épidémies et d’insécurité dans les rues
-  il reste des espaces agricoles pour le ravitaillement en cas de siège
-  les places sont faites pour améliorer l’urbanisme et intensifier la propagande (statues en l’honneur du souverain). Le pouvoir se manifeste en mettant de l’ordre là où il y avait DÉSORDRE (boulevards, promenades, théâtres, pavage des rues)
3)    De multiples activités
-  les villes ont des fonctions politiques et administratives, ce sont des lieux de pouvoir
-  fonctions culturelles : établissements scolaire, universités, librairies (augmentation du commerce des livres)
II-        La société des ordres
A.   Les ordres privilégiés : une unité très relative
1)    Le clergé
- représente 3% de la population
-  les membres du clergé décident volontairement de donner une certaine somme d’argent au roi pour les 5 ans à venir
-  institution qui précède la monarchie : tribunaux religieux, privilèges, appui du monarque sur l’Eglise dans l’histoire, encadrement des habitants de la naissance à la mort (calendrier rythmé par la religion)
-  cadre de sociabilité : prise de décisions collectives, enseignement, soins hospitaliers, assistance des pauvres, fonction sociale, aide des indigents
-  propriétaire de 10% du sol en 1788 (abbayes)
-  clivages internes : clergé régulier (communautés monastiques) / séculier, haut (dirigeants, évêques, cardinaux, chanoines, Richelieu) / bas (moines, vicaires, curés) clergé, aspect sociologique car le haut clergé est lié à la cours et au roi, ils cumulent les fonctions ecclésiastiques valorisantes, critiques
-  institution intermédiaire entre le ciel et les fidèles : elle obtient pour eux le salut éternel
-  les sujets sont de plus en plus chrétiens, donc ils supportent moins les abus du clergé (90% des français communient à Pacques)
2)    Les noblesses
-  1,5% des français
-  origine héréditaire, doctrine raciale autour du sang noble, race particulière à habitus particulier, défense de la générosité, l’honneur, le courage, grandes familles issues des croisades
-  noblesse acquise, anoblissement des personnes qui ont des mérites particuliers aux yeux du roi, où en ayant exercé des charges royales ou administratives (justice ou finances)
-  noblesse de robe (parlementaires, juges) / d’épée (militaires)
-  4 sous groupes en fonction des modes des vie : haute noblesse très ancienne (XIème siècle, croisades) majoritairement foncière et liée au roi, noblesse provinciale souvent parlementaire, noblesse moyenne qui vit de ses terres, plèbe nobiliaire qui travaille elle même sa terre malgré l’interdiction pour les nobles
-  niveaux de fortune qui diffèrent : la petite noblesse prend parti à la révolution en faveur du tiers-état
-  réaction nobiliaire : la noblesse se réserve les fonctions particulières, la bourgeoisie montante est vue comme une menace car plus active que la noblesse. Des familles se tournent vers des activités plus lucratives (commerce maritime, métallurgie liée à l’armée)
B.   L’hétérogénéité du tiers-état
1)    Une ou des paysanneries ?
-  les « coqs de village » prêtent de l’argent et emploient des manouvriers, accumulent une fortune, sont alphabétisés (ménagers), car le développement économique appelle l’instruction
-  paysans indépendants, manouvriers ou journaliers : ne possèdent pas d’exploitation
-  errants, vagabonds, endettés
2)    Le petit peuple des villes
-  compagnonnage, reproduction sociale
-  emploi facile à trouver car les cadres de l’emploi sont flexibles, et mobilité dans la profession, donc forte intégration sociale
-  corporation : entente sur un prix de vente minimum, formation des futurs artisans
-  déplacements géographiques assez nombreux dans le cadre de la formation par voie d’eau (plus sûr)
-  marché du mariage arrangé : la fille peut donner son avis, mais liberté relative des conjoints (surveillance)
-  métiers précaires : la rémunération du travail avant l’ère industrielle est faible
-  un monde de marginaux vivent en ville (mendiants surveillés par le pouvoir royale, car les errants sèment le DÉSORDRE), mise à l’écart des fous dans les hôpitaux généraux (la Salpetrière), beaucoup de prostituées…
3)    Les bourgeoisies
-  roturier qui vit de ses rentes sans travailler, qui reçoit des capitaux (loyers), rentier (perspective marxiste)
-  aisance relative en réalité, gradation de la bourgeoisie : superviseurs, professions libérales (notaires, avocats), « bourgeoisie à talent » (études sup, formation), médecins qui incarnent l’idéal des Lumières
-  entrée dans une économie de commerce et complexification de la société : besoin de spécialistes du droit, haute bourgeoisie d’affaire (banquiers, financiers, propriétaires de manufactures), grands marchands
-  recherche des manières de la noblesse, aspiration à devenir noble, achat de terres même si elles sont moins rentables
C.    Pouvoir monarchique et ordre social
-  exclus les perturbateurs
-  préoccupations charitables : nourrir, prendre en charge et soigner les errants, mais ils ne sont pas vraiment soignés dans les hôpitaux, car on considère que si les fous sont fous, ce dérèglement sanctionne une faute
-  création de greniers à blé
III-      Les cultures
A.   Le mouvement des idées
1)    La part des sciences
-  une part importante, qui se voit dans les salons des grands écrivains comme Voltaire et du public cultivé de l’époque
-  grand succès des ouvrages de vulgarisation
-  sciences naturelles, la physique est dite « science reine »
-  communauté de savants qui valident leurs travaux les uns des autres
2)    Les Lumières
-  terme qui signifie que la découverte de la raison a la même force que la grâce divine, renvoie à l’exercice de la raison qui permet d’atteindre la vérité
-  opposition des modernes avec les anciens : il faut refonder pour la postérité une idée plus adéquate de la vérité et admettre la vérité établie, ne pas se soumettre aux puérilités (croyances infondées, naïves, infantiles)
-  lutte contre l’intolérance religieuse (affaire Callas)
-  critique du risque de despotisme que contient l’absolutisme (Locke introduit l’idée d’un partage des pouvoirs)
-  idée d’un despotisme éclairé : monarque conseillé par un philosophe
3)    La diffusion des idées nouvelles
-  ces idées deviennent une force sociale, soutenue par les Académies (savants) pour le progrès de la connaissance qui va avec le projet de mettre de l’ordre dans la langue de l’absolutisme
-  salons bourgeois à l’aspect galant, pour e faire voir, sans haute tenue intellectuelle
-  les théâtres divulguent aussi ces idées
-  fabrication de la République des lettres (correspondances savantes) à l’échelle de l’Europe (cosmopolitisme des Lumières)
-  les auteurs nécessitent la rémunération du pouvoir royal car ils ne perçoivent pas de revenu sur leurs ouvrages : ils dépendent donc un peu du roi et ne sont pas totalement libres
-  loges Fran maçonniques : sociétés de pensée
-  MAIS : clivage entre l’approche historique qui inscrit ces idées dans un contexte social et une histoire propre des idées (tous les sujets de Louis XVI ne partagent pas ces idées). Hostilité aux philosophes, les autorités politiques soutiennent ou combattent ces idées, et les autorités ecclésiastiques y sont massivement hostiles.
B.   Des cultures autres
- les habitants des villages ne sont pas alphabétisés
IV-       La crise de l’absolutisme
A.   Les réformes : une exigence insatisfaite
1)    Une monarchie affaiblie
-  contexte peu favorable au régime absolutiste
-  le monarque ne peut pas changer les « libertés et privilèges » (exemple de la succession de Louis XIV) car le parlement de Paris veille à l’application de ces règles
-  les régences sont propices à la révolte (Grands du royaumes contestent l’autorité du régent) et le roi a réduit au silence les parlements. Philippe d’Orléans les réunis dans des conseils. Louis XV se repose sur ses ministres et ses favorites. Louis XVI et Marie Antoinette deviennent impopulaires, l’opinion publique la surnomme « madame déficit »
2)    Le problème financier
-  impôt indirect : sur les marchandises (gabelle) / impôt direct : par les personnes / dépenses militaires
-  service de la dette (amusement du roi et aide aux insurgés américains)
3)    L’échec des réformes
-  Turgot devient contrôleur général des finances en 1774, logique rationnelle, réformes (réduction des dépenses, augmentation des recettes en développant l’économie du royaume, physiocratie, libéralisation de l’économie pour augmenter la marge d’initiative des acteurs économiques, en supprimant les taxes, les règles de métier, les corporations, l’encadrement des prix, des normes etc.). Création d’un unique impôt pour tout le monde. Mais rejet massif car attachement aux corporations et au mercantilisme de Colbert.
-  remplacement par Necker en 1776 qui propose de nouveaux emprunts pour rembourser la dette, publication du compte des finances qui focalise la population sur les dépenses du roi donc renvoi de Necker.
-  Calonne reprend les projets de Turgot et demande à l’aristocratie de payer plus d’impôts. Renvoi et replacement par Loménie de Brienne en 1787 qui n’a aucune expérience économique.
B.   La résistance des privilégiés
-  la haute aristocratie et les parlements qui tentent de devenir les représentants de la nation, mais défenseurs des ordres privilégiés, conteste les décisions de réforme.
-  on enlève au parlement le droit d’enregistrer des édits royaux pour empêcher sa contestation en 1788
-  ils s’opposent à un pouvoir éloigné qui ne connaît pas la situation locale et dont il faut se méfier
-  une unanimité se construit contre le roi (journée des tuiles) donc convocation des Etats Généraux et début du processus révolutionnaire
C.    La conjoncture prérévolutionnaire
1)    L’hostilité des conditions sociales
-  situation économique et sociale difficile : deux années de faible récolte (1787-1788), sentiment de révolte lié à l’insuffisance alimentaire et à l’augmentation des prix due à la rareté (émeutes fromentaires)
-  chômage car crise industrielle (il n’existe pas de contrat de travail, licenciement)
-  on dénonce le poids des impôts et on rédige les cahiers de doléances
2)    Les cahiers de doléances
-  élection de délégués dans les trois ordres, cahiers à la fois critiques et positifs, mais on ne peut imaginer que l’ensemble du tiers-état se souciait d’une constitution
-  il faut annuler les privilèges fiscaux
-  Montesquieu a développé l’idée d’une séparation des pouvoirs, notion d’habeas corpus, la nation est un dépassement de la catégorie d’ordre
 


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MessagePosté le: Ven 10 Déc - 21:13 (2010)    Sujet du message: Publicité

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