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Bergson!

 
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LisaT


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Inscrit le: 15 Sep 2010
Messages: 8

MessagePosté le: Lun 6 Déc - 23:47 (2010)    Sujet du message: Bergson! Répondre en citant

Voilà ma fiche sur Bergson.
Bon elle est très fouillie au début je pense, mais c'était vraiment pas facil à comprendre, puis au fur et à mesure j'ai compris, donc voilà. Désolée d'avance, dites moi si vraiment il y a un problème je serai ouverte à toute plainte bien sûr.
A très bientôt!


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MessagePosté le: Lun 6 Déc - 23:47 (2010)    Sujet du message: Publicité

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LisaT


Hors ligne

Inscrit le: 15 Sep 2010
Messages: 8

MessagePosté le: Lun 6 Déc - 23:48 (2010)    Sujet du message: Bergson! Répondre en citant

ok ça a pas marché

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LisaT


Hors ligne

Inscrit le: 15 Sep 2010
Messages: 8

MessagePosté le: Lun 6 Déc - 23:48 (2010)    Sujet du message: Bergson! Répondre en citant

A l'aide j'y arrive pas!

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LisaT


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Inscrit le: 15 Sep 2010
Messages: 8

MessagePosté le: Mar 7 Déc - 00:05 (2010)    Sujet du message: Bergson! Répondre en citant

http://www.sendspace.com/file/hcooy9


ça y est!!!!!!!


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Marie-p


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Inscrit le: 09 Nov 2010
Messages: 2

MessagePosté le: Mar 7 Déc - 13:55 (2010)    Sujet du message: Bergson! Répondre en citant

Bénie sois-tu, Lisa Taktouk Smile

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CLARAC


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Inscrit le: 12 Nov 2010
Messages: 13

MessagePosté le: Mar 7 Déc - 16:31 (2010)    Sujet du message: Bergson! Répondre en citant

Oh je suis vraiment désolé Lisa mais est-ce que tu pourras coller ton texte directement dans un message parce que je n'arrive pas à le lire ! merci beaucoup !

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Clarah


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Inscrit le: 14 Sep 2010
Messages: 57

MessagePosté le: Mar 7 Déc - 17:16 (2010)    Sujet du message: Pour Clara qui a l'air de galérer =P Répondre en citant

L’Evolution Créatrice 
Bergson 
  
  
Présentation : 
  
// La théorie de l’évolution de Darwin : réponse ? En tout cas mais le trouble avec l’adjectif « créatrice »  
à Comment accoler deux notions si différentes d’évolution et de création ? 
à Conflit entre une théorie scientifique avérée (évolution) et une idéologie pure et simple (création) 
à Défi que lance le titre 
  
La vie : 
Bergson affirme que l’évolution des espèces vivantes atteste d’une création. On voit la vie non pas comme création transcendante ni même immanente, mais comme création limitée ou finie, qui par ses obstacles la mène dans une direction opposée de ce qu’elle est et donc la rend d’autant plus difficile à concevoir. Or notre connaissance (en général) est le résultat de cette direction opposée. 
à Problème du livre dans sa relation avec la science 
à Le livre est une réflexion sur la science de la vie, qu’il remet complètement en question. 
Bergson ne conteste pas la théorie de Darwin, bien au contraire, il dit seulement qu’il n’étudie qu’un aspect de la vie (dont notamment ses obstacles matériels), et en elle même, ne peut tout expliquer 
  
La durée : 
Du coup, on comprend en quoi le problème de la vie pose la question de la durée (de la distinction entre durée et ce qui s’oppose à elle et la trahit dans notre connaissance, l’espace). Bergson explique que l’espace trouve son fondement, comme la durée, dans l’être et dans l’univers. En fait, il cherche à démontrer que l’espace et la durée sont deux aspects de la réalité qui s’unissent et s’opposent dans chaque être et dans chaque connaissance. Cette dualité entre durée et espace s’oppose à celle de l’être et du néant (//création). 
  
L’Histoire 
Se livre se situ au cœur d’un moment philosophique décisif dont il constitue le point central. Tout tourne autour du lien fait entre l’affirmation de la durée/vie/création et une critique de l’espace/l’intelligence/science/technique. 
  
  
Introduction 
  
L’histoire de l’évolution de la vie nous permet de nous rendre compte d’une évolution de notre connaissance // notre capacité d’agir (nous apprenons par rapport à notre conscience de nos conditions d’existence). 
à Notre intelligence est faite pour nous adapter le mieux possible à notre milieu, de nous représenter les rapports des choses extérieures entre elles et à penser la matière. 
Seulement, sous forme purement logique, nous sommes incapables de nous représenter la vraie nature de la vie, la signification profonde du mouvement évolutif. Et, de fait, nous sentons qu’aucune catégorie de notre pensée (multiplicité, causalité mécanique…) ne s’applique exactement aux choses de la vie (on ne peut rien prouver de la réalité, on ne peut savoir si telle ou telle chose existe véritablement). L’essence des choses nous échappe et nous échappera toujours, notre intelligence ne recompose pas la réalité elle-même mais seulement une imitation du réel, voir son image symbolique. L’absolu n’est pas de notre ressort. 
à Attention : ne pas voir ceci de façon trop extrême, on ne pourrait agir, réfléchir, dans l’irréel. On reste extérieurs à la réalité, on la transforme, on la déforme ; mais de toute façon on touche à quelque chose d’absolu. Quelle contradiction ! Nous sommes fait pour spéculer, sur de l’irréel (en quelques sortes) et pourtant nous en avons besoin et ne pouvons le remettre en question. C’est parce que nous appliquons des cardes que notre intelligence à formé auxquels il ne faudrait pas les appliquer 
à Là je pense à ce qu’il dit du langage : les mots ne sont que des « étiquettes collées » sur des objets, des choses, ils ne les représentent pas, ils n’ont rien à voir avec l’essence de ces objets, ils sont juste un moyen de les nommer (dans le but de pouvoir communiquer) 
Doit-on donc s’en tenir à la connaissance scientifique de la vie ? 
  
è Bergson cherche à reconquérir se qui ne peut être maîtrisé par la science 
Nous pouvons certes représenter la couleur rouge, même l’expliquer, pas la longueur d’onde qui lui correspond. Seulement cette longueur d’onde n’est pas rouge. 
Différence entre qualité et quantité : 
// Exemple : la longueur d’onde est quantité, la couleur est qualité 
La science évolue dans le monde de quantité mais non dans celui de la qualité. Ce sont deux mondes que l’on peut distinguer ainsi, et en même temps il s’agit bien toujours du même monde 
Il y a le monde extérieur, celui dont nous faisons l’expérience, mais cette expérience que nous faisons du monde extérieur est intérieure. 
Comment expliquer que je comprenne immédiatement mon expérience en tant qu’expérience extérieure, plutôt que les objets de la science ? Qu’est ce que connaître ? 
Il est évident qu’il y a deux connaissances, une immédiate, intérieure, qualitative, une autre extérieure, géométrique, mécaniste, quantitative. Il s’agit d’opposer le vécu subjectif à ce que la science mesure d’un univers extériorisé. 
  
Bergson est le philosophe de l’intuition : toutes les sciences sont admirables, mais il y a quelque chose d’essentiel qui leur échappe : qu’est ce ? 
à Il faut faire la distinction entre l’ « espace-temps » (là où se développe les sciences) et la « durée pure » (dimension de la liberté humaine) 
  
D’autre part, l’élan vital, commun à toutes créatures, s’est développé selon deux directions différentes : l’évolution de l’instinct et celle de l’intelligence. 
L’instinct est un mode d’élan vital grâce auquel l’être vivant s’installe de façon sûre, mais aveugle, à son environnement matériel. Il ne prévoit rien, ne fait que s’adapter au donné immédiat. Cette forme d’élan vital sait produire sans recours à la conscience, les organes nécessaires à la satisfaction des besoins vitaux. Il atteint son point culminant avec les insectes. 
La ligne d’évolution de l’intelligence a elle aboutit à l’humanité. Contrairement à l’instinct, l’intelligence tâtonne et cherche autour d’elle. Elle crée des outils qui doivent servir à l’extérieur et non des organes intérieurs au corps. Elle opère avec la matière inerte, elle fonctionne dans la dimension de l’espace-temps ; ceci détermine fondamentalement le rapport qu’entretient l’homme avec son environnement. 
L’intuition est l’instinct quand il  arrive à « se détacher de son activité propre » et qu’il devient capable de réfléchir à son objet et à l’élargir sans limites 
  
  
Chapitre III : De la Signification de la vie, l’Ordre de la Nature et la Forme de l’Intelligence 
  
Premier chapitre : distinction entre inorganique et organisé (mais sectionnement de la matière en corps inorganisés st relatif à nos sens et à notre intelligence, et matière considérée en un tout doit être envisagée comme un flux plutôt qu’une chose) 
à Rapprochement entre inerte et vivant préparé 
Deuxième chapitre : même opposition se retrouve entre intelligence et instinct qui se fait sur un fond unique qu’on pourrait appeler la Conscience en général qui doit être coextensif à la vie universelle. 
  
Méthode à suivre 
  
Maintenant : tenter une genèse de l’intelligence en même temps qu’une genèse des corps, entreprises corrélatives car intellectualité et matérialité se seraient constituées par adaptation réciproque (cf. Intro et présentation). Mais l’une et l’autre sortiraient donc d’une existence plus haute et plus vaste 
à Paraît être complètement dingue et vouloir dépasser ce qui a été fait précédemment en matière de psycho ou métaphysique puisqu’elle se donnent comme fondement l’intelligence dans ce qu’elle a d’essentiel 
à En fait bcp + modeste 
  
Il remet en question, par rapport à la métaphysique ou encore la psychologie, le fait que souvent il s’agit de convictions que la nature est  une et que l’intelligence a pour fonction de l’embrasser en entier. Que la nature étreigne la réalité, sa représentation ou son symbole peut importe, elle est supposée étreindre la totalité du saisissable (d’où la confiance exagérée de la philo en l’esprit individuel, c’est à dire en une théorie unique qu’un individu seul à construit, qui est en fait à prendre et à laisser). 
D’autre part, « la philosophie ne peut être qu’un effort pour se confondre à nouveau dans le tout ». C’est à dire que la réflexion ne sert que si elle s’applique à notre vie dans les sens où elle veut l’améliorer. 
à Cette définition de la philo doit être prise en compte uniquement avec l’exigence de dépassement de l’humanité qu’elle implique : l’entreprise philosophique (peut être même de réflexion, l’action de l’intelligence en général) doit être collective et progressive car elle doit maître en jeu les différentes théories pour qu’elles se corrigent et se superposent, afin de ne dilater en nous l’humanité et obtenir qu’elle se transcende elle même (= on doit intégrer en nous l’humanité, dans le sens où on doit comprendre ce qu’on pense de nous en l’humanité, et l’intelligence doit se dépasser, devenir extérieure à elle même ?) 
  
Comment dépasser l’intelligence par l’intelligence ? Elle peut évoluer certes, mais se dépasser non. 
En fait, l’action permet de briser le cercle logique de telle chose ne peut se dépasser en soit, en ce qui concerne l’intelligence. 
Exemple : savoir nager. Si on a jamais vu quelqu’un nager on dirait que c’est impossible, car il faudrait se mettre sur l’eau, savoir déjà nager. Or, en me jetant dans l’eau sans avoir peur, je me tiendrai d’abord à la surface en me débattant contre l’eau, puis peu à peu je m’adapterais à ce nouveau milieu et apprendrais à nager 
à Notre pensée dois « se décider à faire le saut », mais cela implique qu’elle sorte de son milieu (puisqu’elle saute) 
à On ne peut raisonner mille et mille fois sur le fait de marcher pour essayer de comprendre à nager, on ne saura pas pour autant nager. Il faut entreprendre d’aller à l’eau, pour un fois qu’on sait nager, comprendre que le mécanisme de la nage s’assimile à celui de la marche. 
à On peut spéculer mille et mille fois sur le mécanisme de l’intelligence, on n’arrivera jamais ainsi, par cette méthode, à le dépasser. 
à Il faut expérimenter ! (ça c’est moi qui le dit, donc bon voilà quoi…) 
  
  
Science et Philosophie 
  
Science positive : considérer que toute chose peut être expliquer scientifiquement 
Positivisme : fondement de la socio, tout peut être expliqué scientifiquement, cause, conséquence, effet… 
  
On ne peut considérer la répartition suivante : les sciences positives étudient les faits, la physique et la chimie la matière pure, et les sciences biologiques et psychologiques les manifestations de la vie. Cela donne au philosophe le rôle de juger en quelques sortes de ce que les suivants, psychologues ou autres ont découvert. On ne peut faire cette distinction, cette répartition du travail dans le sens où se serait répartir des objets d’études ou des études tout simplement qui sont liées entre elles. Le philosophe ne se souciant pas des faits (qui se posent dès le début), se trouve réduit à commenter par des principes ce que le savant livre déjà du rapport entre la science et la réalité. « On ne peut pas décrire l’aspect de l’objet sans préjuger de sa nature intime et de son organisation ». 
« Quand l’intelligence aborde l’étude de la vie, nécessairement elle traite le vivant come l’inerte, appliquant à cet objet les mêmes formes, transportant dans ce domaine les mêmes habitudes qui lui ont si bien réussi dans l’ancien temps. » : C’est précisément ce qu’il va réfuter, il y a justement quelque chose de plus qui est essentiel à l’étude de la vie qu’on ne peut expliquer scientifiquement. Il précise en effet en suite que la philosophie doit intervenir à ce moment là pour intervenir activement, examiner le vivant sans arrières pensées intellectuelles. La philosophie doit « spéculer, c’est à dire voir ; son attitude vis-à-vis du vivant ne saurait être celle de la science, qui ne vise qu’à agir, et qui, ne pouvant agir que par l’intermédiaire de la matière inerte, envisage le reste de la réalité sous cet unique aspect ». 
Soit la philosophie érige une vérité inconnaissable et du domaine du symbolique, soit elle ne fait que dire d’une autre façon ce que la science dit déjà. 
  
Or, il faut tracer une ligne de démarcation entre l’inerte et le vivant. Le premier entre naturellement dans le domaine de l’intelligence, le second, artificiellement. C’est pourquoi il faut examiner ce dernier avec un regard spécial qui n’est pas celui des sciences positives. 
à La philosophie agit dans le domaine des sciences (science, théorie de la connaissance et métaphysique se réunissent) 
à Plus la science traite le vivant comme l’inerte, et plus elle s’enfonce dans l’étude de la vie ; plus les connaissances qu’elle nous fournira deviendront seulement symboliques et relatives aux contingences de l’action. C’est pourquoi la philosophie doit se superposer à la science, pour ajouter à ses connaissances une connaissance d’un autre genre,  qu’on peut appeler métaphysique. 
à « C’est l’être même, dans et ses profondeurs, que nous atteignons par e développement combiné et progressif de la science et de la philosophie. 
  
  
Intelligence et Matérialité 
  
Quel est le point en nous qui semble nous être le plus intérieur ? 
« C’est dans la pure durée que nous nous replongeons alors, une durée ou le passé, toujours en marche, se grossit sans cessa d’un présent absolument nouveau » 
Nous devons par notre volonté, amener avec nous notre passé pour qu’il crée un présent en s’y introduisant. Dès lors, le moment où on y arrive ne fait qu’un avec nos actions vraiment libres. 
Notre sentiment de durée = « la coïncidence de notre moi avec lui-même »  
à « Plus le sentiment est profond et la coïncidence complète, plus la vie où ils nous replacent absorbe l’intellectualité en la dépassant. » 
à Si nous nous « détendions » complètement, c’est à dire si nous ne faisions plus l’effort d’emmener avec nous notre passé, alors il n’y aurait plus mémoire ni volonté : nous ne tombons jamais dans cette passivité absolue, pas plus que nous ne pouvons être absolument libres  
Il y aurait donc « spiritualité » d’une part et « matérialité » d’une autre, et ce seraient deux processus allant dans des directions opposées. 
Or, la vie et l’action libres consistent en cette capacité à prendre conscience de notre progrès dans la pure durée, à concentrer notre personnalité en un point, une « pointe » « qui s’incère dans l’avenir en l’entamant sans cesse ». 
  
D’autre part, il semble que la matière se prête naturellement à une subdivision qui nous amène à la morceler en parties extérieures les unes aux autres, tout en construisant une science suffisamment représentative du réel. Ainsi, la science ne commet pas d’erreur sensible. 
Or, « ce que l’esthétique transcendantale de Kant nous paraît avoir établi d’une manière définitive », c’est que l’étendue n’est pas un attribut matériel comparable aux autres. Pour les autres il faut se référer à l’expérience, pas pour l’expérience. 
En fait, nos perceptions de l’espace ne nous arrivent qu’après avoir traversé l’atmosphère de spatialité. En fait elles sont imprégnées par avance de nos concepts, de notre géométrie, d’où le fait qu’on retrouve dans la matière les propriétés mathématiques que notre faculté de percevoir a fixé par avance ; et ce dans notre faculté de penser. La matière se plie toujours docilement à nos raisonnements. 
à Nous ne saurons jamais rien de la réalité en soi puisque ce que nous percevons est notre propre œuvre 
à L’espace se présente comme une forme toute faite de notre faculté de percevoir 
Seulement, à travers la diversité sensible que permet cette inconnaissable vérité, cette dernière n’est-elle justement pas connue en partie ? 
Trois alternatives existent (« ou l’esprit se règle sur les choses, ou les choses se règlent sur l’esprit, ou il faut supposer entre les choses et l’esprit une concordance mystérieuse. ») si l’on pense le rapport entre la réalité et la connaissance comme Kant. Seulement, il y en a une quatrième que Kant n’a pas imaginé, car il ne mettait pas le temps sur la même ligne que l’espace : la matière et l’intelligence « se sont adaptées l’une à l’autre pour s’arrêter enfin à une forme commune » 
à Pour qu’une théorie scientifique soit définitive, il ne faut non pas envisager chaque éléments perçus, décomposer la réalité perçue, mais « embrasser en bloc la totalité des choses et les situer exactement les unes par rapport aux autres. » 
  
D’autre part : exemple du poème. 
En étant attentif, je me plonge dans la poète, je cherche à ressentir, revivre ce qu’il communique comme sentiment simple qu’il a transcrit en des mots. Seulement, si je lui prête moins d’attention, je ne vais plus percevoir que des phrases, que des mots découpés les uns des autres, ne donnant aucun sens global si ce n’est un sens à chacun. 
« Plus on aperçoit symboliquement de parties dans un tout indivisible, plus augmente nécessairement le nombre des rapports que les parties ont entre elles, puisque la même indivision du tout réel continue à planer sur la multiplicité croissante des éléments symboliques en laquelle l’éparpillement de l’attention l’a décomposée. 
  
  
  
L’ordre Géométrique 
  
« Toutes les opérations de notre intelligence tendent à la géométrie. (…) Une géométrie immanente à notre représentation de l’espace, qui est le grand essor de notre intelligence et qui la fait marcher ». 
L’intelligence a deux fonctions essentielles : déduire et induire. 
  
  
Géométrie et déduction  
  
La déduction :  
« Je sens, je vis dans l’espace le rapport de la définition à ses conséquences, des prémisses à la conclusion ». 
à Quand je trace une ligne, en la traçant, sa définition et ses propriétés sont inclues en quelques sortes dans mon gestes, elles y sont comprises. 
Avant la géométrie savante il y a une géométrie naturelle, « dont la clarté et l’évidence dépasse celles des autres déductions ». Or, ces autres déductions sont de l’ordre de la qualité et non de la grandeur. En fait, la grandeur et la situation sont les premières questions qui se posent à notre activité, « celles que l’intelligence extériorisée en action résout avant même qu’ait parut l’intelligence réfléchie. 
à Un sauvage évalue mieux les distances qu’un civilisé 
Nous, hommes, nous visualisons l’espace comme un espace homogène, contrairement à l’animal. De cette visualisation de l’espace se détermine une certaine forme de géométrie, qui se dégrade d’elle-même en logique. 
à Contraire à ce que les philosophes d’habitude disent de la logique censée constituer un effort positif de l’esprit. 
Définition de la spiritualité : « On entend par spiritualité une marche en avant à des créations toujours nouvelles, à des conclusions incommensurables avec les prémisses et indéterminables par rapport à elles » 
à Au contraire de cela, une représentation qui comme on l’a dit précédemment contient ses conclusions en elle-même (quand je trace une lignes), dirigée par des rapports de détermination nécessaires, est une représentation de la matérialité. 
à Ce n’est pas un effort de la part de l’intelligence, c’est un abandon 
= il oppose matérialité à spiritualité par rapport au fonctionnement de l’intelligence, pour la spiritualité, l’intelligence crée, elle se détache de ses déterminations, tandis que pour la matérialité, l’intelligence fonctionne par rapport, en se basant sur, ses déterminations, qui lui feront découvrir des choses, qui sont presque on pourrait dire prédéterminées par nos concepts. Et cette logique là, donc vis à vis de la matérialité, n’est pas un effort positif, c’est un abandon vis à vis du fait qu’on se laisse guidé par nos propres déterminations plutôt qu’on ne crée. Enfin, cette matérialité viens du fait qu’on sorte toujours de l’espace une géométrie, qui donc nous dirige dans ces concepts, plutôt que de laisser libre cours à notre spiritualité pour créer donc. En gros, de l’espace sort la géométrie, de la géométrie sort la logique. 
  
Or, remarquons que « la portée de la déduction est faibles dans les sciences psychologiques et morales. » 
Bon sens = « expérience continue du réel ». 
à Ex : sciences psychologiques, exemple l’inconscient. C’est une proposition vérifiée par des faits, mais on ne peut en tirer des conséquences vérifiables que jusqu’à un certain point, et dans une certaine mesure. Il faut vite en appeler au bon sens. 
à Pourquoi la déduction est-elle dans ces cas là si paradoxalement faible ? Dans ces cas là, elle n’est en fait que pure opération de l’esprit, et ne s’accomplit que par la seule force de l’esprit ; et en fait paradoxalement justement, ce n’est pas dans l’esprit qu’elle est la plus à l’aise, mais plutôt quand il s’agit de choses extérieures à nous. 
= cela signifie que la déduction est en fait une réflexion qui ne peut s’opérer complètement, profondément, que lorsqu’elle est dirigée par nos cadres géométriques, c’est « une opération réglée sur les démarches de la matière », elle est d’emblée en fait donnée avec l’espace qui sous-tend la matière. 
= « la déduction na va donc pas sans arrière-pensée d’intuition spatiale » 
  
  
Géométrie et Induction 
  
L’induction proprement dite est une opération intellectuelle. Elle « repose sur la croyance qu’il y a des causes et des effets, et que les mêmes effets suivent les mêmes causes ». 
Ceci implique que la réalité se décompose en groupes qu’on pourrait tenir pour isolés et indépendants. 
à Ex : faire bouillir de l’eau 
On considère, quand on fait bouillir de l’eau, qu’utilisant toujours les mêmes objets, donc les mêmes effets, on obtiendra toujours les mêmes causes. Ainsi on a tendance à ne considérer que le microcosme eau-casserole-réchaud allumé en se disant qu’il donner toujours le même résultat.  
Ainsi on considère que le système d’aujourd’hui est le même que celui d’hier. Seulement, ça n’est possible qu’en géométrie. 
« L’induction implique d’abord que, dans le monde du physicien comme dans celui du géomètre, le temps ne compte pas. Mais elle implique aussi que des qualités peuvent se superposer les unes aux autres comme des grandeurs. » 
En fait, dans le monde du géomètre comme dans celui du physicien, il n’existe que des grandeurs et non des qualités, ils transposent les qualités en grandeur. 
« Nos inductions sont certaines, à nos yeux, dans l’exacte mesure où nous faisons fondre les différences qualitatives dans l’homogénéité de l’espace qui les sous-tend, de sorte que la géométrie est la limite idéale  de nos inductions aussi bien que celle de nos déductions. Le mouvement au terme duquel est la spatialité dépose le long de son trajet la faculté d’induire comme celle de déduire, l’intellectualité toute entière. » 
  
  
Les lois physiques 
  
Or, ce mouvement qui crée induction et déduction dans notre esprit, crée par conséquent aussi un ordre que nous retrouvons dans les choses que nous observons, ordre que nous donne notre induction et notre déduction. « Cet ordre (…) nous paraît merveilleux. » 
L’intelligence admire cet ordre du monde et les lois mathématiques ou physiques trouvées qui le régissent, parce qu’elle s’admire en eux. « Mais ce qui est admirable en soi, (…), c’est la création sans cesse renouvelée que le tout du réel, indivisé, accomplit en avançant, car aucune complication de l’ordre mathématique avec lui-même, si savant qu’on la suppose, n’introduira un atome de nouveauté dans le monde (…) » 
à Aucune loi physique n’exprime une réalité objective : « elle est l’œuvre d’un savant qui a considéré les choses d’un certain biais, isolé certaines variables, appliqué certaines unités conventionnelles de mesure. » 
Pour que des lois mathématiques représentent complètement, voir absolument la réalité, il faudrait que cette dernière soi pur espace, en dehors de toute durée. 
Il faut bien avoir en tête tout ce que les mesures mathématiques ont d’artificiel dans les lois physiques. Elle sont conventionnelles, et appliquent des mesures à des mêmes objets en les superposant : la nature n’a pas prévu cette superposition. « Elle ne mesure pas, elle ne compte pas davantage. » 
« Nous pouvons prendre (la matière) par n’importe quel bout et la manipuler n’importe comment, elle retombera toujours dans quelque uns de nos cadres mathématiques, parce qu’elle est lestée de géométrie. » 
  
  
L’idée de désordre 
  
« Mais le philosophe se refusera peut être à fonder une théorie de la connaissance sur de pareilles considérations. » 
Or, il faut repartir de la question de désordre. Car ce qui est sous entendu dans toute idée d’ordre mathématique, est que l’idée de désordre est possible ou concevable (qu’il existe). A quoi pensons-nous quand nous pensons au désordre ? 
« D’une manière générale, la réalité est ordonnées dans la mesure où elle satisfait notre pensée. L’ordre est donc un certain accord entre le sujet et l’objet. C’est l’esprit se retrouvant dans les choses. » Or, « la vie dans son ensemble, envisagée comme une évolution créatrice, est quelque chose d’analogue : elle transcende la finalité, si l’on entend par finalité la réalisation d’une idée conçue ou concevable par avance. » 
A partir du moment où il y a ressemblance, il y a généralisation possible. 
En fait, le désordre, c’est l’ordre que nous ne cherchons pas. Sachant qu’on pense deux types d’ordre, l’un vital, l’autre automatique (mathématique, géométrique…). Les deux se rassemblant sous l’ordre général de la nature, planât sur la vie et la matière. 
  
  
Les genres et les lois 
  
« De là notre habitude de désigner par le même mot, et de nous représenter de la même manière, l’existence des lois dans le domaine de la matière inerte et celle de genre de la domaine de la vie. » 
Cela amène à de nombreuses confusions par rapport à la question de la connaissance puisque ça confond l’ordre géométrique et l’ordre vital. 
« Dans l’une et dans l’autre, on groupe sous le même concept deux espèces d’ordre qui se ressemblent simplement par la facilité qu’ils donnent à notre action sur les choses. » 
Origine de cette confusion : l’ordre vital ses présente à nous davantage par ces accidents que par son essence. Ses accidents ressemble à l’ordre physique et géométrique dans le sens où ils présentent des répétitions qui rendent la généralisation possible. 
  
  
Le désordre et les deux ordres 
  
« Le problème capital de la théorie de la connaissance est en effet de savoir comment la science est possible, c’est à dire, en somme, pourquoi il y a de l’ordre et non pas du désordre dans les choses. » 
Or, l’ordre est contingent (= ce qui est susceptible d’être ou de ne pas être). Mais contingent par rapport à quoi ? 
Par rapport à l’ordre inverse.  
à Ex : la prose nous paraît être un ordre par rapport à celui de la versification 
à Dans cette logique, tout ce qui n’est pas de l’ordre de l’un est de l’ordre de l’autre. 
La contingence de l’ordre s’explique par l’existence des deux ordres (vital et géométrique) : « où je trouve du géométrique le vital était possible ; où l’ordre est vital, il aurait pu être géométrique. » 
L’ordre, au second sens du mot, est parfait (ex : une chambre en ordre ou en désordre). Seulement celui qui nous intéresse est l’ordre au premier sens du terme, celui qui est voulu et non pas automatique (régit par des habitudes par exemple). Alors désordre est l’absence de cet ordre. 
  
En fait, le désordre, l’incohérence nous apparaît à mi-chemin entre les deux ordres, il n’y a pas l’incohérent d’abord, puis le géométrique, puis le vital ; il y a simplement le géométrique et le vital, puis par un balancement de l’esprit de l’un à l’autre, l’idée d’incohérence. 
  
  
Genèse idéale de la Matière 
  
« Quand nous replaçons notre être dans le vouloir, et notre vouloir lui-même dans l’impulsion qu’il prolonge, nous comprenons, nous sentons que la réalité est une croissance perpétuelle, une création qui se poursuit sans fin. Notre volonté fait déjà ce miracle, Toute œuvre humane qui renferme une part d’invention, tout acte volontaire qui renferme une part de liberté, tout mouvement d’un organisme qui manifeste de la spontanéité, apporte quelque chose de nouveau dans le monde. » 
En fait ce chapitre est pas très intéressant je pense par rapport au devoir… 
 
En gros : le création et l’évolution sont les principes de toute vie et de toute matérialité 
« Il n’y a pas de choses, il n’y a que des actions » (toute évolution est en fait action qui se défait) 
Problème de Dieu : « Dieu n’a rien de tout fait, (…) ; il est vie incessante, action, liberté. » 
  
Puis il termine son chapitre par des affirmations cruciales // sa philosophie : 
-       « La création, (..), n’est pas un mystère, nous l’expérimentons en nous dès que nous agissons librement. » 
-       Ceci est en rapport avec l’action, en fait c’est l’action permet la création et non l’intelligence : « mais que l’action grossisse en avançant qu’elle crée au fur et à mesure de son progrès, c’est ce que chacun de nous constate quand il se regarde agir » 
-       D’autre part : «  en réalité la vie est mouvement, la matérialité est le mouvement inverse, et chacun de ces deux mouvements est simple, la matière qui forme un monde étant un flux indivisé, indivisée aussi étant la vie qui la traverse en y découpant des êtres vivants. » Ce qu’il annonce là, c’est sa théorie du mouvement, c’est à dire qu’il n’y a pas de distinction à faire entre l’espace et le temps (ce que l’intelligence fait automatiquement), il y a mouvement (« Tout se remettra en mouvement, et tout se résoudra en mouvement ») car il y a principe d’élan vital (mouvement dont l’inverse est celui de la matière), c’est à dire qu’on ne considère plus l’être vivant comme un atome, un agrégat qu’on sépare du reste des êtres vivants, non, il y a cette unité d’un élan qui lie les être vivants entre eux, les générations et les générations, les espèces et les espèces. 
= c’est ainsi qu’on peut dégager dans l’évolution de la vie ce qui y est accidentel et ce qui y est essentiel 
  
Signification de l’Evolution 
  
 « La vie toute entière, animal et végétal, dans ce quelle a d’essentiel, apparaît comme un effort pour accumuler de l’énergie et pour la lâcher ensuite dans des canaux flexibles, déformables, à l’extrémité desquels elle accomplira des travaux infiniment variés. » 
à En fait, c’est ce vers quoi une des branches de l’élan vital a tendu. C’est à dire que l’élan vital est ce qui a été donné au début, il est « fini, il a été donné une fois pour toute », après de cet élan premier ont lieux différentes scissions, dont la (grande) première est celle entre le rège végétal et le règne animal. 
à « La part de la contingence est donc grande dans l’évolution » 
De plus, il faut se rappeler du constat que chaque espèce se comporte comme si ce mouvement général de la vie « s’arrêtait à elle au lieu de la traverser. Elle ne pense qu’à elle, elle ne vit que pour elle. » 
  
« Essentielle aussi est la marche à la réflexion. Si nos analyses sont exactes, c’est la conscience, ou mieux la supra conscience qui est à l’origine de la vie. » 
à En fait, c’est la conscience qui nous détermine, dans ses capacités en quelques sortes : 
à Comment ne pas être frappé du fait que l’homme est capable d’apprendre n’importe quel exercice, de fabriquer n’importe quel objet, enfin d’acquérir n’importe quelle habitude motrice, alors que la faculté de combiner des mouvements nouveaux est strictement limitée chez l’animal le mieux doué, même chez le singe ? La caractéristique cérébrale de l’homme est là. Le cerveau humain (…) diffère de tous les autres cerveaux en ce que le nombre des mécanismes qu’il peut monter, et par conséquent le nombre des déclics entre lesquels il donne le choix, est indéfini. Or, du limité à l’illimité il y a toute la différence du fermé à l’ouvert. Ce n’est pas une différence de degrés, mais de nature. » 
à « Car la conscience correspond exactement à la puissance de choix dont ‘être vivant dispose », ce qui détermine l’action possible et réel de l’être, et donc sa liberté. 
  
C’est ainsi qu’on peut penser que l’homme est l’aboutissement d’une branche de l’évolution (car rappelons que le jet de l’élan vital se divise en plusieurs branches) 


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Clarah


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Inscrit le: 14 Sep 2010
Messages: 57

MessagePosté le: Mar 7 Déc - 17:17 (2010)    Sujet du message: Bergson! Répondre en citant

Oups désolée pour la police x)

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CLARAC


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Inscrit le: 12 Nov 2010
Messages: 13

MessagePosté le: Mar 7 Déc - 18:09 (2010)    Sujet du message: Bergson! Répondre en citant

c'est rien, le principal y est !!Smile

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:21 (2018)    Sujet du message: Bergson!

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